LPO Morbihan

Le groupe botanique de la LPO Morbihan

mardi 21 mars 2017

Piloté par Daniele et Lucien, ce groupe composé d’une dizaine de personnes, organise des sorties d’observations de plantes sur le terrain, mais aussi des ateliers en salle, comme c’était le cas le 11 février dernier. Daniele vous propose une introduction à la botanique, avant de rappeler l’importance des plantes dans nos écosystèmes.

Groupe botanique - LPO Morbihan

Les feuilles :

Ce sont les organes végétaux vasculaires, le siège de la photosynthèse qui assure la nutrition de la plante. Une feuille n’est fonctionnelle que lorsqu’elle est exposée à la lumière.

Elles se développent sur les tiges, au niveau d’un nœud. Entre la tige et la feuille, il y a toujours un bourgeon axillaire, c’est là que commence la feuille. En général, le pétiole (petit pied) l’attache à la tige. Le limbe est la partie plate de feuille. Il est sillonné par les nervures qui sont les ramifications des faisceaux conducteurs de la tige (elles assurent la circulation de la sève). C’est un des premiers caractères à observer sur une feuille. Les nervures peuvent être parallèles, pennées ou palmées. Elles sont caractéristiques de l’espèce de la plante. Ex : chez les poacées (anciennes graminées) les nervures sont toujours parallèles. Toutes les monocotylédones ont des nervures parallèles.

La forme des feuilles

Elles peuvent être très variées, avec des noms complexes et nous les découvrons au fur et à mesure de nos observations. On peut toutefois distinguer les feuilles simples et les feuilles composées, en localisant le bourgeon axillaire. La base du pétiole peut être plus ou moins élargie en gaine et porter des sortes de petites feuilles appelées stipules.

La feuille est dite simple, même si son limbe est profondément découpé, lorsque son pétiole est unique.

La feuille est dite composée lorsque son pétiole se divise en pétioles secondaires qui portent des portions de limbes identiques à des feuilles, que l’on nomme folioles. Ce moyen sûr permet de ne pas confondre les folioles d’une grande feuille composée avec une feuille simple.

On peut trouver deux sortes de feuilles composées :

  • Feuilles composées palmées (oxalis, marronnier, lupin, hellébore)
  • Feuilles composées pennées (sorbier des oiseleurs, gesses, vesces)

Les feuilles des arbres peuvent être :

  • caduques : elles tombent en automne.
  • persistantes : les feuilles sont renouvelées, mais lentement, on ne s’en aperçoit pas vraiment. Il y en a toujours sur l’arbre.
  • marcescentes : les feuilles mortes restent sur l’arbre et ne tombent qu’à la poussée des autres feuilles (le charme).

Pour différencier une feuille simple au limbe continu (platane) et une feuille composée (frêne, marronnier), il faut bien observer les folioles et rechercher le bourgeon axillaire qui se trouve sur le rameau, à la base du pétiole.

La position des feuilles sur la tige :

  • Feuilles en rosettes (plantain, pissenlit, primevère)
  • Feuilles verticillées -tout autour de la tige- (gaillet, aspérule)
  • Feuilles opposées
  • Feuilles alternes

Il arrive que des rameaux modifiés tiennent lieu de feuilles, et en prennent la même physionomie. Souvent aplatis, ils sont appelés cladodes (rameau, branche). Ex : Le fragon, les feuilles sont réduites à des écailles minuscules.
Il est important aussi d’observer la marge des feuilles, elle peut être dentée, entière ou lobée.
Le charme a une feuille très dentée et le hêtre une feuille poilue, beaucoup de dictons pour différencier ces feuilles en voici un : « Le charme d’Adam c’est d’être à poil ».

La photosynthèse :

Elle s’effectue au niveau des organes verts de la plante et en particulier au niveau des feuilles dont le tissu végétal est formé de cellules riches en chlorophylle (les chloroplastes).

Elle produit en volume autant d’oxygène qu’elle absorbe de dioxyde de carbone (CO2) et enrichit l’atmosphère en libérant le surplus oxygène. Les plantes sont indispensables à la vie sur terre. Au départ il n’y avait que du gaz carbonique dans l’atmosphère, l’oxygène est apparu grâce à la photosynthèse des plantes aquatiques et du plancton.

La photosynthèse à pour but de créer de la nourriture pour la plante, sous forme de glucides (sucres), à partir de l’énergie lumineuse provenant du soleil, du dioxyde de carbone de l’atmosphère et de l’eau de la sève. La chlorophylle est indispensable à cette transformation chimique.

La formule de la photosynthèse :
6CO2 + 6H2O + énergie lumineuse = C6H12O6 (glucides) + 6O2 rejetés

Tout comme nous, la plante respire. La nuit, elle n’absorbe pas le dioxyde de carbone (manque de lumière), elle continue à en rejeter, mais en quantité infime comparé au volume qu’elle absorbe le jour.

Daniele Camenen

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